Quêtes littéraires https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql <p style="text-align: justify;"><em>Quêtes littéraires</em> est une revue internationale publiée depuis 2011 par l'Université Catholique de Lublin Jean-Paul II et les Éditions Werset. La revue est un lieu d'échange de recherches consacrées à la littérature française et francophone et se veut un espace ouvert où sont invités à publier tous les chercheurs qui travaillent dans ce domaine.</p> fr-FR <p>Les articles de la revue sont mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 4.0 International.</p> <p><a href="https://czasopisma.kul.pl/pliki/ql/Quetes%20litteraires_Licence Agreement_EN.pdf">Licence Agreement [EN]</a></p> ekociub@kul.pl (Edyta Kociubińska) libcom@libcom.pl (Piotr Karwasiński) Thu, 30 Dec 2021 22:08:27 +0100 OJS 3.3.0.8 http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 D’Amaurote à Dumocala : variations sur les rois en utopie https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13306 <p>Après avoir rappelé la figure de Pantagruel, petit-fils du roi d’Utopie et roi des Dipsodes, qui permet d’évoquer quelques propriétés de l’utopie (et en particulier celle qui consiste à figurer, à l’intérieur d’elle-même, les liens de filiation qu’elle entretient avec des textes antécédents), le propos se resserre sur la figure du roi dans la tradition de l’utopie, notamment avec l’exemple du <em>Jugement dernier des rois</em> de Sylvain Maréchal. L’attention est ensuite plus spécifiquement dirigée vers la figure du roi de Pologne, particulièrement propre à stimuler l’imaginaire politique des Européens au XVIII<sup>e</sup> siècle, puis sur la personne de Stanislas Leszczyński, seul souverain auteur d’utopie, avec son petit roman <em>Entretien d’un Européan avec un insulaire du Royaume de Dumocala</em> qui est à la fois fidèle au modèle narratif qu’il contribue à perpétuer et dénué d’intentions révolutionnaires.</p> François Rosset (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13306 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 L’Abbaye de Thélème : une enclave soustraite au réel ou le paroxysme d’une société élitiste https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13307 <p>Cet article se donne pour ambition de questionner l’Abbaye de Thélème imaginée par François Rabelais afin d’en saisir le programme utopique initial tout en en observant les contours et les limites. Il s’agira alors de situer cette œuvre à un carrefour où se croisent les valeurs humanistes, les apports de More, les crises spirituelles mais aussi et surtout un besoin nécessaire de renouveau et d’inédit qui résulte d’une critique sociale et politique. C’est à partir de ce constat liminaire que nous tenterons ensuite d’approcher la structure, le projet et les lois qui règlementent et organisent cette société utopique avant d’en saisir les limites. Nous pourrons alors en apprécier la construction, tant physique que théorique, en dressant un parallèle révélateur avec l’architecture du couvent Sainte-Marie de la Tourette imaginé par Le Corbusier. Nous verrons enfin comment le jeu de la langue chez Rabelais outrepasse le projet idéologique au profit d’une écriture novatrice, complexe et protéiforme. Il faudra dès lors en entendre les paradoxes qui permettent de comprendre et saisir l’importance littéraire qui au final se détache progressivement de l’utopie initiale.</p> Matthieu Founeau (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13307 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 La trop fragile utopie de L’Astrée : une variation du pot de terre contre le pot de fer https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13308 <p>Alors qu’au siècle précédent fleurissent les textes montrant des sociétés utopiques, Urfé reprend ce thème qu’il adapte à un univers pastoral dans <em>L’Astrée</em>. Cependant, plutôt que de se contenter d’en démontrer la supériorité, il représente la fragilité qu’il y a dans tout projet utopique : dès lors qu’elle est incapable de survivre longtemps aux assauts du réel, à quoi peut bien servir une utopie ? La société idéale qui nous était proposée au début du roman s’effrite peu à peu pour se briser sous nos yeux. Entre critique de l’écriture utopique et regard paternel porté sur des personnages voués à souffrir de cette rencontre contre-nature avec l’extérieur, <em>L’Astrée</em> nous donne à voir comment le plus beau des pots de terre est inévitablement condamné à se confronter au pot de fer de la réalité. Le roman met alors en scène la beauté de cette brutale rencontre.</p> Pauline Philipps (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13308 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Azor d’Aunillon : l’équivoque du langage dans un récit utopique de 1750 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13309 <p>Bien que placée dans la collection de Garnier, l’œuvre méconnue d’Aullinon parue en 1750, <em>Azor</em>, ne respecte pas les règles génériques suivies par la plupart des utopies littéraires. Pourtant, ce récit à structure complexe présente une réflexion critique sur l’épanouissement des sociétés policées. Le changement vécu par une communauté insulaire muette en apprenant à parler, met en cause l’avenir de cette société heureuse, alors qu’aucun commentaire du narrateur ne souligne ce tournant dans l’utopie. Dans <em>Azor</em>, le langage devient un objet équivoque qui permet d’observer les étapes nécessaires pour accéder à la réflexion philosophique mais met aussi implicitement en lumière les lacunes d’un progrès trop hâtif. À travers la trame romanesque, le jugement sur la civilisation révèle un examen approfondi et perspicace des espoirs et des défis propres à l’entreprise des Lumières qui s’articule dans un récit utopique comme dans un laboratoire d’idées. L’œuvre d’Aunillon s’inscrit dans les débats du milieu du siècle en exprimant une affirmation nuancée des bienfaits de la civilisation.</p> Stanisław Świtlik (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13309 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Poésie et utopie en France, au XIXe siècle https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13310 <p>Cet article oppose les textes de propagande positive et ouvrière en vers français du XIX<sup>e</sup> siècle (Du Camp) à la prose lyrique et visionnaire des saint-simoniens (Duveyrier). À partir du jugement de Baudelaire sur l’incompatibilité entre poésie et didactisme, on s’interroge sur le statut et l’artialité de la poésie sociale. Du côté de la poésie ouvrière (<em>Cent et une petites misères</em>, <em>Œuvre sociale</em>), on découvre la verdeur de la langue populaire, la <em>vis comica</em> et la fantaisie tandis que la fable socialiste (Lachambeaudie) est remarquable par la compassion. Sous la plume des prophètes du progrès (Enfantin), les disciplines – religion, architecture, poésie, mathématiques – loin d’être cloisonnées, sont objets analogues et langages convertibles. Le poème, l’image et la cité idéale elle-même changent leurs caractéristiques et se correspondent. L’innovation sociale ne peut se dire qu’à travers la forme novatrice du poème en prose urbain et la Révolution industrielle appelle une révolution des formes poétiques. La poéticité de ces textes, inversement proportionnelle au réalisme et à la spécialisation du lexique employé, tient à un art de la suggestion et à l’essor d’un imaginaire renouvelé par la modernité technique, citadine et scientifique.</p> Françoise Sylvos (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13310 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 « Comme si nous étions à la contredanse » : chorégraphies utopiques chez Claire de Duras et George Sand https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13311 <p>Durant le premier XIX<sup>e</sup> siècle, la contredanse, constituée de déplacements et d’interactions entre tous les danseurs n’importe leur place de départ, abolit les contraintes d’une société divisée en classes. Dans <em>Édouard </em>(1825), Claire de Duras compare le moment des contredanses, pendant un bal parisien de l’Ancien Régime, à une échappée vers l’Angleterre, où l’ascension sociale semble réalisable. De plus, la danse crée un espace où l’héroïne peut franchir les barrières entravant les membres de son sexe et empêchant le mariage par amour. George Sand, dans <em>Le Compagnon du Tour de France</em> (1840), contraste la possibilité de l’amour entre des personnages de classes différentes lors des contredanses avec l’impossibilité de ces unions dans la vie quotidienne. En établissant un non-lieu, les contredanses de ces romans produisent des moments éphémères où l’égalité et la liberté règnent, pourtant, hors de la danse, les hiérarchies sociales demeurent rigides.</p> Tessa Ashlin Nunn (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13311 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Le monde tel qu’il sera en l’an 3000 d’Émile Souvestre : un miroir des peurs suscitées par le capitalisme industriel https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13312 <p><em>Le monde tel qu’il sera en l’an 3000</em>, écrit par Émile Souvestre en 1845, est volontiers considéré comme la première dystopie française. Il inaugure en effet cette pratique qui consiste à projeter dans le futur une situation contemporaine exacerbée de manière à lui donner valeur d’alarme. Or, ce voyage dans le temps participe d’une tradition qui voit utopies et dystopies s’interpeller et se poser en interlocutrices des sciences sociales et politiques. <em>Le monde tel qu’il sera</em>… peut ainsi être appréhendé comme une réponse aux constructions doctrinales qui manifestent une foi inébranlable en l’avenir. Car, comme Saint-Simon, Souvestre considère que le progrès technique ne peut mener à l’avènement de la cité idéale que s’il est conjugué à un progrès moral, auquel il entend contribuer en montrant à ses contemporains les conséquences désastreuses à long terme de la doxa providentialiste qui domine ce milieu du XIX<sup>e</sup> siècle.</p> Nicolas Mary (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13312 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Deux visions du bonheur selon la nature chez Camille Lemonnier et Georges Eekhoud https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13313 <p>Dans les dernières années du XIX<sup>e</sup> siècle, l’écrivain belge Camille Lemonnier publie trois romans, <em>L’Île vierge</em>, <em>Adam et Ève</em>, et <em>Au cœur frais de la forêt</em>, qui véhiculent le rêve de voir l’humanité libérée du carcan imposé par une société qui asservit l’homme et la femme et dénature leur instinct. Le Belge Georges Eekhoud publie en 1912 <em>Les Libertins d’Anvers</em>, qui retrace l’histoire des hérésies chrétiennes à Anvers du XII<sup>e</sup> siècle jusqu’à leur répression par la Réforme protestante et la Contre-réforme. Nourris par les mêmes préoccupations identitaires, Lemonnier et Eekhoud proposent des modèles de communautés utopiques qui s’inspirent à la fois du paganisme et de l’évangélisme chrétien. Les deux écrivains font l’apologie de la charité et du respect du prochain et de la nature. Toutefois, ils diffèrent dans l’intérêt qu’ils accordent au couple et à la famille comme fondement social, Lemonnier appliquant les leçons du naturisme, tandis qu’Eekhoud se situe davantage dans un courant de la pensée anarchiste représenté notamment par Charles Fourier, Raoul Vaneigem et Michel Onfray.</p> Philippe Chavasse (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13313 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Les anticipations courtes dans la presse française du XIXe siècle https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13314 <p>Dans la presse française du XIX<sup>e</sup> siècle abondent les nouvelles de courte ampleur à caractère utopique. À l’examen, ces « courtes utopies » aux auteurs souvent méconnus ou demeurés anonymes (mais aussi parfois dues à des journalistes célèbres usant de pseudonymes), se révèlent des témoins de la pensée politique du moment : tantôt reflets de courants utopiques majeurs, tantôt extravagantes, parfois encore contre-pieds de la situation politique imposé par des régimes autoritaires, leur diversité doit interroger.</p> <p>Leur fréquente présence dans des almanachs populaires, leur parution dans la presse de pure distraction ou satirique (<em>Le Charivari</em>, <em>Le journal amusant </em>et <em>Le journal pour rire </em>en recèlent de riches gisements), leur juxtaposition fréquente à des illustrations amusantes sans visée politique, ou au contraire leur présence jusque dans la presse quotidienne politique les font légitimement entrer dans ce que l’on a appelé « la civilisation du journal ». </p> Laurent Portes (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13314 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Une « Babel » moderne dans les cimes : cité sanatoriale et utopie thérapeutique dans Les « Heures de silence » de Robert de Traz et dans Siloé de Paul Gadenne https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13315 <p>Souvent perçu comme le fruit de spéculations empiriques, le sanatorium, destiné dans la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle à la prise en charge des tuberculeux, se présente de prime abord comme une utopie thérapeutique émanant du corps médical. Dans ce lieu clos s’exerce en effet l’autorité du docteur, dont les préconisations ont valeur d’injonctions. Pourtant, deux romans, <em>Les « Heures de silence</em> », de l’écrivain suisse Robert de Traz (1884-1951) et <em>Siloé,</em> de Paul Gadenne (1907-1956), auteur français qui fut lui-même un habitué des établissements de soins, mettent en scène un renversement. Dans ces œuvres, l’unité de lieu sanatoriale devient en effet un artifice commode pour questionner le monde des bien-portants à trois niveaux : l’<em>ego</em>, la relation aux autres et le rapport à l’espace naturel. Parce que la « condition tuberculeuse » pondère les différences entre les individus, elle remet en cause le primat de la santé et esquisse paradoxalement un mode de vie équilibré, fondé sur l’expérience idiorythmique de l’alternance entre solitude, vie sociale et immanence.</p> Claire Augereau (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13315 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Paradis perdu et champs verdoyants : figures de l’utopie dans la pensée de Léopold Sédar Senghor https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13316 <p>Léopold Sédar Senghor était un penseur et poète de la Négritude, et il était aussi un homme politique, député à l’Assemblée nationale française dans un contexte où la décolonisation était inéluctable. Avec le soutien théorique de Paul Ricœur, cet article explore l’utopie chez Senghor pour réfléchir à la fonction qu’occupent ces lieux irréels dans sa pensée et restaurer la vision de l’avenir qui était la sienne. Figures de son <em>eutopia</em>, tant le Royaume du Sine que la France Confédérée se proposaient comme communautés harmonieuses à l’aune desquelles imaginer l’avenir. Si Senghor ne défie pas l’idéologie coloniale avec une utopie conservatrice, où le Royaume du Sine retrouverait sa forme ancienne, mais bien avec celle d’une France décolonisée parce que fédérale, où il existerait une égalité de droits politiques, civiques et sociaux entre membres de cet État plurinational, la question de savoir s’il était utopiste demeure.</p> Sébastien Heiniger (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13316 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Le voyage en Chine de Sollers (1974) : Chine rêvée versus Chine théâtralisée ou le piège de l’utopie https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13317 <p>Ayant adopté une position pro-maoïste pendant les années 1970, Philippe Sollers part en Chine pendant 3 semaines en 1974 pour témoigner du grand succès de la Révolution culturelle (1966-1976). Selon l’écrivain, directeur de la revue <em>Tel Quel</em>, la révolution doit passer par l’écriture et par la théorie. Néanmoins, la Chine qu’il découvre durant le séjour semble s’éloigner de la Chine rêvée avant le départ… En s’appuyant sur des articles publiés par <em>Tel Quel</em>, notre étude cherche à montrer comment la Chine de Mao, idéalisée par un discours idéologique, se transforme en un réel théâtralisé que le peuple chinois est obligé de mettre en scène devant les touristes qui sont autorisés à visiter la Chine.</p> Qingya Meng (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13317 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Du principe de complémentarité : l’ambiguïté de l’écriture utopique chez Michel Houellebecq https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13318 <p>Le principe de complémentarité, venu de la physique quantique, se rapproche de la réciprocité entre l’approche clinique et sa contrepartie pathétique chez Michel Houellebecq. Quant au questionnement utopique, ce principe peut être utilisé comme un pivot pour étudier l’ambiguïté de l’écriture utopique de l’auteur. En considérant ce principe physique comme point de départ, nous essaierons d’abord d’analyser les divers univers utopiques ou dystopiques chez Houellebecq, surtout à travers la relation entre l’individu et la société. Ensuite, en pénétrant dans l’espace houellebecquien, nous étudierons la représentation des non-lieux et des espaces traditionnellement utopiques sous sa plume, en fonction de la dichotomie entre le clinique et le pathétique. Enfin, au sens narratif, nous envisagerons la coexistence d’un récit idéologique et d’un récit utopique chez Houellebecq ; les frontières entre la voix de l’auteur, celle du narrateur et celle des personnages s’estompent. La sphère de la fiction et celle du réalisme se superposent.</p> Xinyi Liu (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13318 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Les anti-utopies insulaires de Michel Houellebecq et Jean-Philippe Toussaint https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13319 <p>Les personnages de Michel Houellebecq et Jean-Philippe Toussaint finissent, dans leur grande majorité, par s’extraire d’un monde social et géographique dont ils peinent à supporter les règles et les limites. Dans ce contexte désenchanté, le retrait vers des îles se présente comme une solution légitime. Si elles apparaissent dans un premier temps comme des alternatives aux affres de la métropole, Lanzarote et l’île d’Elbe représentent moins des utopies décrivant des sociétés idéales que des non-lieux relégués à une acceptation étymologique du terme : le<em> lieu de nulle part</em> ou <em>qui n’est en aucun lieu</em>. Les deux auteurs ne cessent ainsi de jouer avec les codes de l’utopie insulaire, en les déchargeant de l’histoire et des références littéraires qui lui sont habituellement associées. L’article se propose d’analyser les effets et les manifestations des anti-utopies insulaires de Houellebecq et Toussaint, dans un monde dont on a mesuré les limites et la finitude des ressources.</p> Clémentin Rachet (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13319 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 L’écriture dystopique boudjedrienne à l’aune de la théorie postcoloniale https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13320 <p>Cet article porte sur le rapport entre l’écriture dystopique de Rachid Boudjedra et la théorie postcoloniale dans son roman <em>L’Escargot entêté</em>. Cette œuvre fait partie de la littérature algérienne postcoloniale et se trouve, par conséquent, être l’emblème d’une esthétique hybride. L’hybridité dont use l’auteur, et qui n’est autre qu’un concept utopique de la théorie postcoloniale, finit par se briser dans le texte, générant par là une écriture dystopique. Pour ce faire, l’écrivain mélange les genres réaliste et fantastique, puis y crée une scission pour perpétuer l’image de la dystopie. Il utilise des informations erronées pour créer des fissures dans l’intertextualité du roman, en faisant imploser l’hybridité de l’écriture de l’intérieur. Enfin, il tente de libérer la littérature algérienne qu’il veut séparer de la littérature française, créant une brèche entre « la périphérie » et « le centre ».</p> Loubna Achheb (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13320 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Violence et effondrement dans la fiction insulaire francophone contemporaine : l’île comme dystopie ? (Alfred Alexandre, Les Villes assassines ; Nathacha Appanah, Tropique de la violence) https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13321 <p>L’imaginaire occidental a souvent dépeint les îles comme des endroits paradisiaques, voire des utopies. Or, on constate que les récits contemporains des îles, c’est-à-dire écrits par des auteurs eux-mêmes habitants des îles, placent la violence, les inégalités sociales, les enjeux climatiques et les problématiques de l’exil au cœur de leurs dispositifs narratifs. Les quartiers d’« Eden Ouest » et de « Gaza » dans le roman du Martiniquais Alfred Alexandre (<em>Les</em> <em>Villes assassines</em>, 2011), et dans celui de la Mauricienne Nathacha Appanah (<em>Tropique de la violence</em>, 2015) inscrivent ces thématiques au cœur de représentation spatiale. De l’utopie, serions-nous passés à la dystopie ? Cet article examine la pertinence de ces catégories conceptuelles pour aborder certains tropes de la littérature insulaire francophone, en l’associant notamment à la notion en vogue d’« effondrement » et de contre-exotisme, s’attachant en particulier à la représentation du quartier insalubre et au thème de l’immigration clandestine.</p> Jessy Neau (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13321 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Habiter les interstices et leurs possibilités : les discours utopiques et méta-utopiques dans Les Furtifs, « C@PTCH@ » et « Hyphe…? » d’Alain Damasio https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13322 <p>Cet article propose une analyse du discours consacré par le roman <em>Les Furtifs </em>et les nouvelles « C@PTCH@ » et « Hyphe…? », de l’écrivain de science-fiction français Alain Damasio, à la question de l’habiter ; un discours partagé entre l’eutopie (ou utopie positive) et la dystopie (ou utopie négative). Nous verrons que ces œuvres, caractéristiques de la dystopie critique, ne se contentent pas de porter une appréciation négative de la conjoncture actuelle en la matière ni de proposer une vision alternative de ce qu’habiter le monde doit – ou pourrait – signifier, mais qu’elles interrogent également les limites de l’utopie classique pensée en tant que programme, ceci afin de proposer, par le biais d’un discours méta-utopique (ou discours sur le discours utopique), cette fois, une conception de l’utopie comme aspiration et comme jeu sur les possibles latéraux à la réalité. </p> Christophe Duret (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13322 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Avant-propos https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13324 Edyta Kociubińska, Judyta Niedokos (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13324 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100 Table des matières https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13323 .. (c) Tous droits réservés 2021 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/index.php/ql/article/view/13323 Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100