Quêtes littéraires https://czasopisma.kul.pl/ql <p><em>Quêtes littéraires</em> est une revue annuelle publiée depuis 2011 par l'Institut de Philologie Romane de l'Université Catholique de Lublin Jean-Paul II et les Éditions Werset. La revue est un lieu d'échange de recherches consacrées à la littérature française et francophone et se veut un espace ouvert où sont invités à publier tous les chercheurs qui travaillent dans ce domaine.</p> <p>&nbsp;</p> fr-FR <p>Les articles de la revue sont mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 4.0 International.</p> <p><a href="https://czasopisma.kul.pl/pliki/ql/Quetes%20litteraires_Licence Agreement_EN.pdf">Licence Agreement [EN]</a></p> ekociub@kul.pl (Edyta Kociubińska) libcom@libcom.pl (Piotr Karwasiński) dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 OJS 3.1.1.2 http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 Table des matières https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3193 . . ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3193 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Vanités : une invitation à jouir et à se réjouir ? https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3461 <p>Alors que l’histoire de l’art ne s’est jamais beaucoup intéressée à établir un critère satisfaisant de discrimination entre <em>Natures mortes</em> et <em>Vanités</em>, cet article propose une distinction basée sur le mode de réception adopté&nbsp;: là où une lecture iconographique révèle une <em>Nature morte</em>, une lecture iconologique manifeste une <em>Vanité</em>. Cela dit, l’herméneutique de celle-ci demeure éminemment problématique. Contrairement au message de renonciation aux biens terrestres qu’elle s’efforce en principe de diffuser, la <em>Vanité</em> sera toujours susceptible d’être perçue comme une invitation à jouir et à se réjouir. <em>Tempus fugit</em>&nbsp;? Donc <em>carpe diem</em> plutôt que <em>memento mori</em>.</p> Jean-Claude Vuillemin ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3461 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Le sablier, la vanité et le sermon protestant français au XVIIe siècle https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3472 <p class="sansretrait"><span lang="X-NONE">Emblématique du temps qui passe, le sablier est un élément iconique majeur des tableaux de Vanités. Il est aussi, au XVII<sup>e</sup> siècle, l’objet qui figure sur la chaire du pasteur protestant qui, dans le temps imparti de l’écoulement du sable, doit exhorter le fidèle à faire bon usage de son temps de mortel, pour aspirer au temps éternel. Le discours théologique et moral des prédicateurs rentre en collision avec les incises récurrentes dans les sermons sur le peu de temps qu’il reste encore au prédicateur pour achever son sermon, signalant ainsi que si la vie humaine n’est que vanité&nbsp;; le discours qui le porte doit aussi s’en garder, en évitant toute parole creuse ou enflée, et rester dans les limites fixées par le sablier.</span></p> Christabelle Thouin-Dieuaide ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3472 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Bossuet face à La Vallière : la topique de la vanité, entre enjeux religieux et enjeux politiques https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3476 <p>Nous voulons analyser les motifs de la vanité et du mépris du monde dans le <em>Carême du Louvre</em> et dans le <em>Sermon pour la profession de La Vallière</em> dans une perspective à la fois topique et énonciative. La liaison de Louis XIV et de La Vallière pose un double problème religieux et politique. À cet égard, Bossuet utilise la topique de la vanité comme une arme paradoxale&nbsp;qui montre que le mépris du monde ne peut se passer du monde. Le champ religieux et le champ public se reflètent alors sans cesse l’un dans l’autre.</p> Nicolas Pelleton ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3476 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Les mouvements de la vanité à l’époque des Lumières https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3478 <p>Cet article propose de considérer la laïcisation progressive de la vanité aux XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles. Une fois sortie du champ théocentrique, la vanité dénotera moins la vacuité et la brièveté de la vie terrestre qu’une une malséance sociale qui va à l’encontre des mœurs du temps et qui s’inscrit donc dans le temporel. Ce glissement du sacré au <em>saeculum</em> entrainera aussi un changement par rapport au mouvement qu’elle connote. Si jadis, la vanité était le passager et le fugace, elle désignera désormais l’impliable et le rigide.</p> Fayçal Falaky ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3478 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Plénitude du vide : dévoiement libertin des vanités classiques https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3479 <p>Les Vanités composeraient-elles l’essence trop souvent oubliée de la littérature dite «&nbsp;libertine&nbsp;» du dix-huitième siècle&nbsp;? La fiction voluptueuse du siècle des Lumières a observé et problématisé la nouvelle condition humaine à l’aube de la modernité&nbsp;: plus de Dieu capable de remplir le vide&nbsp;; plus d’éternité à espérer au-delà de la finitude humaine&nbsp;; plus rien que l’humain, le moment présent et la vérité de la sensation. Les personnages de cette littérature érotique mettent en scène une sagesse de l’homme-bulle qui serait un mécanisme d’adaptation à cette nouvelle réalité. Rien n’est vain pour ces êtres légers, tant que la vanité des plaisirs tient à distance le souvenir de la vanité de l’existence que menace le néant. Cependant, l’ironie de ces narrations libertines suggère, comme dans le modèle classique, que ces jouissances temporelles peuvent ne pas suffire à combler l’angoisse du vide. Une question est posée au lecteur qui surprend, dans la figure du libertin, l’anamorphose de l’humain&nbsp;: toi, te sachant mortel, entre angoisse et insouciance, quelle voie choisis-tu&nbsp;?</p> Marine Ganofsky ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3479 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Chateaubriand et la vanité : varietas ou pari pascalien ? https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3480 <p>Chateaubriand a produit une œuvre paradoxale&nbsp;: il fut accusé de vanité bien qu’il ait combattu sans relâche la vanité&nbsp;; il employa le terme de vanité sous toutes ses acceptions, cela contrairement à ses contemporains ou ses prédécesseurs, Retz et Rousseau. D’où ces questions&nbsp;: doit-on réduire son œuvre à une vaine <em>ποικιλíα</em>, un exercice de rhétorique égocentrique procédant du miroitement et de la profusion, ou doit-on considérer son auteur comme un moraliste, continuateur de Pascal&nbsp;et donc un «&nbsp;monstre incompréhensible&nbsp;» à son siècle ?</p> Marie-Christine Alix Garneau de l’Isle-Adam ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3480 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 La Vanité à l’usage des demoiselles : savoir-vivre et savoir-mourir dans le roman d’éducation pour filles dans le Second Empire https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3482 <p>Les années 1850 voient s’installer le Second Empire après un demi-siècle houleux où s’illustre la vanité du pouvoir temporel. Toutes deux légitimistes, Sophie Rostoptchine, comtesse de Ségur, et Victorine Monniot, ont laissé une empreinte profonde dans l’éducation des jeunes filles du Second Empire. Leur enseignement, fondé sur une interprétation concrète du catéchisme catholique, illustre les principes chrétiens de renonciation aux biens matériels enseignés par le <em>memento mori</em> tout en se faisant l’écho des angoisses de l’époque. L’article se propose d’étudier la présence de la vanité comme outil pédagogique dans <em>Le Journal de Marguerite</em> (1858) et le cycle de Sophie (1858-1859) et de mettre au jour les liens entre ces romans édifiants et les hantises exprimées par Baudelaire ou Edmond de Goncourt.</p> Marie Kawthar Daouda ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3482 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Le théâtre des vanités mondaines : le Bois de Boulogne dans les chroniques zoliennes https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3483 <p>L’œuvre journalistique d’Émile Zola touche tous les aspects de la réalité parisienne de son époque : des sujets «&nbsp;sérieux&nbsp;», sociaux et politiques, à ceux qu’on peut qualifier de légers, voire frivoles. L’existence de la gentry de la capitale sous le règne de Napoléon III compte, selon l’écrivain, selon ces derniers, étant focalisée sur les apparences et sur un affichage ostentatoire de la richesse. En effet, la vanité s’avère être le défaut principal de la belle société parisienne du Second Empire, et le paraître devient sa nouvelle religion. La scène préférée de la parade quotidienne des mondains est le Bois de Boulogne, récemment transformé en un parc à l’anglaise. L’article se penche sur quelques éléments de cette «&nbsp;parade des vanités&nbsp;» dans le contexte de l’attitude hostile de Zola à l’égard du régime qu’il déteste.</p> Anna Kaczmarek-Wiśniewska ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3483 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Lyrisme de la vanité et vanité du lyrisme. Quelques exemples de poétiques du XIXe siècle, de Baudelaire à Laforgue https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3484 <p>À son apogée au XVII<sup>e</sup> siècle, la Vanité, grâce à sa codification, perdure au-delà de cette époque propice à son épanouissement. De même que la dimension religieuse et dogmatique tend à s’estomper au XIX<sup>e</sup>, les symboles de la vacuité et de l’illusion existentielle sont repris de manière partielle. Peut-on alors encore parler de Vanité quand le discours symbolique est lacunaire ou incomplet ? De Baudelaire à Laforgue, les poétiques du XIX<sup>e</sup> siècle opèrent un déplacement axiologique qui tend à annihiler la portée argumentative initiale. Dès lors, pourquoi reprendre une tradition apparemment incompatible avec le discours lyrique ? En fait, dotée d’une dimension métadiscursive, la Vanité semble participer de la dynamique critique, propre au lyrisme de la deuxième moitié du XIX<sup>e</sup> siècle et contribue à le renouveler. Entre sérieux et ironie, la transposition picturale de la Vanité favorise un dialogue intersémiotique qui ménage un espace vacant pour un autre mode de transmission des sentiments.</p> Sandra Glatigny ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3484 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Mallarmé et les paradoxes de la vanité https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3485 <p>L’article analyse la notion polysémique de vanité dans la pensée et dans l’œuvre de Mallarmé. Le concept dévoile les paradoxes de la création mallarméenne&nbsp;: le poète jugé obscur et accusé de vanité, était déchiré entre le rêve de gloire et l’autodévalorisation. C’est dans l’Art auto-réflexif par excellence qu’il projetait sa satisfaction d’artiste et trouvait un sens de la vie. Mais ayant vécu une crise spirituelle et découvert la vanité du langage, Mallarmé a choisi de prolonger une illusion de la littérature en trouvant dans le Néant les ressources de sa poésie. À force de «&nbsp;creuser le vers&nbsp;», il construit donc une poétique de la vanité qui reste synonyme d’inanité ou de vide où le sens des mots est relayé par la sonorité du langage. En plus, tout en luttant contre la stérilité poétique, à travers l’écriture des Vanités, Mallarmé s’immerge dans la mort afin de créer un «&nbsp;tombeau idéal&nbsp;» pour son fils disparu.</p> Anna Opiela-Mrozik ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3485 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Entre la danse macabre et l’apologie de la vie, ou les vanités selon Joris-Karl Huysmans https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3486 <p>Dans l’œuvre huysmansienne, en particulier celle de la transition entre sa phase décadente, marquée par <em>Là-bas</em> (1891), et la période du naturalisme mystique, dont le fruit le plus mûr reste <em>La Cathédrale</em> (1898), il est possible de retracer la transformation complète et profonde du traitement de la <em>vanitas</em>. Le présent article propose une analyse de trois étapes de cette évolution. Il part de la <em>vanitas</em> macabre de <em>Là-bas</em>, proche de l’esthétique de Félicien Rops, auquel Huysmans s’intéresse dans les années 1880, et du motif de la tentation de saint Antoine dans les arts de la fin du Moyen-Âge et du début de Renaissance. Ensuite, il examine l’approche huysmansienne à la<em> Crucifixion</em><em> de Cassel </em>et au retable d’Issenheim de Matthias Grünewald, qui constitue un passage entre l’esthétique de la danse macabre et celle du naturalisme mystique. Finalement, il étudie le legs des <em>ekphraseis</em> de Grünewald : l’apologie de la vie et un regard nouveau sur la <em>vanitas </em>dans <em>La Cathédrale</em>.</p> Zofia Litwinowicz ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3486 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 La vanité et le tragique existentiel dans l’œuvre durassienne https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3487 <p>L’œuvre de Marguerite Duras est une profonde réflexion sur la vanité de la condition humaine. Ses ouvrages présentent l’individu qui se rend compte de l’impossibilité à vivre dans un monde privé de sens et hostile où tous les efforts pour changer le cours des événements ou d’améliorer son sort se révèlent insignifiants. Ainsi, ils expriment la vanité de toute action humaine, de tout engagement par rapport à une fatalité cruelle des êtres humains. Cet état de choses, résulte, semble-t-il, d’un lien inséparable de la vie et de la mort, inscrit dans la nature humaine.</p> <p>Les textes durassiens reflètent la fin d’un tel monde ainsi que les avatars absurdes&nbsp; d’un malheur inévitable. De façon dramatique, l’auteure démontre le tragique existentiel lié, en particulier, à l’injustice, au désespoir, à la souffrance. Impuissants, égarés dans un univers incertain, les personnages durassiens se soumettent passivement à un destin inexorable.</p> Anna Ledwina ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3487 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 « Mais qui ose en affronter les suites ? » : Emil Cioran et les rapports entre la vanité, le suicide et l’écriture https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3488 <p>Selon Emil Cioran, tout être humain est&nbsp;«&nbsp;imbu de la conviction que tout est vain&nbsp;». Par contre, Cioran se demande tout de suite après avoir indiqué cette reconnaissance universelle de la vanité&nbsp;: «&nbsp;Mais qui ose en affronter les suites&nbsp;?&nbsp;». En quoi l’écrivain cioranien s’associe-t-il à cette humanité généralisée et en quoi est-ce qu’il s’en distingue&nbsp;?</p> <p>Quelle doit être notre réaction alors, face à la vanité de tout&nbsp;? On pourrait être tenté de dire que la destruction, et surtout l’autodestruction, semble être la réaction la plus raisonnée. Bien que Cioran écrive de manière quasi-obsessionnelle sur le thème du suicide, il n’arrive pas à le recommander comme solution à la vanité justement parce que la vanité résiste à toute solution. L’écrivain se voit ainsi dans une position contradictoire, car à quoi sert-il de déclarer la vanité de tout si cette déclaration ne fait que participer à cette même vanité&nbsp;? L’acte de publier des livres n’est pas, selon Cioran, plus efficace que le suicide en ce qui concerne l’atténuation de la vanité, mais l’écriture et la lecture en tant que création et destruction simultanées nous permettent d’oublier la vanité au moins assez pour continuer à vivre.</p> Joseph Acquisto ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3488 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 La vanité ou le miroir des faux-semblants dans Chaque heure blesse de Raoul Danaho https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3489 <p>La vanité, dans sa représentation la plus générale, nous invite à arrêter quelques instants notre course en avant, à mettre de côté nos divers agissements et à nous interroger sur notre destinée. La littérature, la peinture se focalisent souvent sur la fragilité de la vie. Elle est comparée à un souffle, à une vapeur qui paraît pour peu de temps. Les biens terrestres, les plaisirs mondains paraissent vains et éphémères et la quête incessante de l’homme toute aussi illusoire. Raoul Danaho, dans son roman <em>Chaque heure blesse</em>, publié en 1968, évoque l’histoire d’un jeune homme qui cherche sa propre identité et sa propre place dans le monde. Albert, cet homme originaire de Cayenne, s’est retrouvé à Paris, mais il n’y trouve pas la tranquillité souhaitée. La vie ne présente aucun attrait à ses yeux. Il doit «&nbsp;s’efforcer de vivre&nbsp;». Il se sent vide, incapable de fusionner avec le monde environnant et l’écriture de Danaho devient par là même fragmentaire comme pour «&nbsp;réfléchir&nbsp;» la vanité de l’existence. Albert cherchera -t-il «&nbsp;vainement&nbsp;» à «&nbsp;poursuivre sa route&nbsp;», «&nbsp;ce tâtonnement dans le noir, cette marche aveugle dans la nuit&nbsp;»&nbsp;ou la rhétorique de la vanité se distendra-t-elle donc pour lui permettre de trouver une voie salutaire&nbsp;? La Rochefoucauld énonçait avec une certaine acuité les propos suivants,&nbsp;renvoyant l’homme à lui-même, à ses semblables et au prisme réfléchissant: « <em>Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c’est qu’elle blesse la nôtre</em>» (1664, 390). Nous sommes en droit de nous demander si la lumière parviendra à atteindre et à irradier le cœur humain.</p> Mylène Danglades ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3489 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Le Tramway de Claude Simon : une vanité postmoderne ? https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3491 <p>Le thème de la vanité occupe une place de choix dans <em>Le Tramway</em> de Claude Simon. Dans ce texte, il a adopté une nouvelle conception de la vanité. Certes, l’auteur a toujours évoqué des thèmes intimement associés à la vanité, tels que le thème de la mort, le thème de la mélancolie, le thème de la guerre, etc., mais la finitude a toujours été pour lui une phase cruciale pour le retour au primordial et à l’origine, pour le commencement d’un nouveau cycle&nbsp; de la vie. Dans <em>Le Tramway</em>, la vanité du monde est présentée d’une manière tragique. Il n’y a aucune référence à la primordialité ni au retour cyclique des choses. L’auteur insiste sur l’actualisation, dans la mémoire, du temps de la mort. Un nombre important de métaphores et de symboles mettent en exergue ce thème de la mort&nbsp;; c’est comme si l’auteur lançait au lecteur un <em>memento mori </em>de la part de quelqu’un sur le point de vivre cette expérience funeste qui est irrémédiable et définitive. C’est ce qui confère au texte une dimension tragique et humaine indéniable.</p> Mokhtar Belarbi ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3491 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Avant-propos https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3741 <p>.</p> Edyta Kociubińska, Judyta Niedokos ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3741 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Table des matières https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3742 . . ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by/4.0 https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/3742 dim., 30 déc. 2018 00:00:00 +0100 Le silence dans la correspondance de Mme de Maintenon, ou l’art d’un style qui se tait https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/149 <p>Mme de Maintenon’s letters often refer to religious silence. Heart of a christian woman’s life, silence is indeed a way to achieve salvation. Practising silence, both in speaking and writing, allows one to master and reduce one’s pride. It is then a good tool to control others, as it is to pursue a spiritual fulfilment.</p> Anne Boiron ##submission.copyrightStatement## https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/149 sam., 30 déc. 2017 00:00:00 +0100 Les aspects et les enjeux du silence dans Jacques le fataliste de Diderot https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/152 <p>The novel presents a variety of writings of silence; but we limit ourselves, in the context of the present work, to the most relevant aspects, namely interruptions in narratives, narrative ellipses and point of suspension as the particular language of silence. These three modalities nevertheless serve a prolix discourse, and are innovate. Suddenly the novel exemplifies what contemporary literature calls the anti-novel.</p> Salwa Ben Sassi-Taktak ##submission.copyrightStatement## https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/152 sam., 30 déc. 2017 00:00:00 +0100 Le silence, mise à l’épreuve de la sincérité au théâtre (1802-1828) https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/153 <p>In 19th century French very successful melodrama, discourse is seen as a powerful way to get attention. Criminals and traitors are masters of speech and seductive persuasion, but they never achieve their goals by the end of the play. On the other hand, the mute, humble and shy characters demonstrate that silence can convey values such as honesty, loyalty and show the audience that sensibility should be preferred to histrionic actor play.</p> Florence Fix ##submission.copyrightStatement## https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/153 sam., 30 déc. 2017 00:00:00 +0100 Un silence éloquent : narration et fantastique dans Fragoletta (1829) de Latouche et La Vénus d’Ille (1837) et Lokis (1869) de Mérimée https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/154 <p>The paper analyses three works having employed a similar narrative strategy which triggers tension between the explicable and inexplicable and an interpretative crisis that allows a fantastic reading of the fictional text. This strategy is related to the paradoxical statute of the narrator due to which the reader is faced with an incomplete elliptic account because of the former’s reluctance (or impossibility) to offer a definite interpretation of the events.</p> Alexandra Jeleva ##submission.copyrightStatement## https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/154 sam., 30 déc. 2017 00:00:00 +0100 Entre dentelle et fragment : évolution de la tactique du vide rimbaldienne de la Saison aux Illuminations https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/157 <p>"A Season in Hell" and "Illuminations" both of these collections are considered as masterpieces of Rimbaud’s poetry. Whereas "A Season in Hell" is presented as his artistic testimony, "Illuminations", on the other hand, isconsidered by critics as an abstruse writing, an enigma. Acknowledging critical inheritance on this topic, as well as inherent differences of both collections, this article will show that a link could be found between these two works. This thread, which creates what we would like to call Rimbaud’s embrodery was created by himself through silence and words. That is this will of Rimbaud for these bothsworks and readers, that we will discuss here, a strategy that we have named : Tactic of Emptiness.</p> Rafika Hammoudi ##submission.copyrightStatement## https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/157 sam., 30 déc. 2017 00:00:00 +0100 Le « silence bruyant » de Corbière https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/158 <p>In "Les Amours jaunes", Corbière carries out a paradoxical promotion of silence. In fact, the writing features cacophonous poetics. However, the promotion of noise makes it possible to denounce the dysfunction of language. The deceptive experience of communication reveals a wish to implement another mode of emotional transmission. The poet distorts and mocks the romantic tradition to denounce the tricks of a language which is musical and full of imagery. On a quest to find authenticity, he deploys competing and conflicting semiotic layouts which break the textual unity. Renewing the lyrical pact, that fragmentation opens a vacant space that the reader can take over. A reception which is strengthened by the empathic relation between the subject and its recipient is replaced by a formulation based on the evocative power found outside the text. That is definitely a speech ‘addressed’ to the reader but the emotions go through the perception of silence. The formulation of these emotions is suspended, thus letting us read implicitly the mark of its absence. Often considered “unlyrical”, Corbière finds, in the fragile balance between hubbub and silence, an interval filled with the transmission of personal affects.</p> Sandra Glatigny ##submission.copyrightStatement## https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/158 sam., 30 déc. 2017 00:00:00 +0100 Le silence des fous chez Zola et Maupassant https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/159 <p>It is difficult to define all the meanings and connotations of silence depicted in literary works. In the 19th century, where the Realism and the Naturalism paid much attention to the study of both physical and mental illnesses, silence was considered as one of the distinctive signs of madness. The paper analyzes four examples of this phenomenon in selected Zola’s and Maupassant’s texts (novels and short stories) whose characters, all mad or maniac, embody various aspects of the silence regarded as a pathological condition of a human being.</p> Anna Kaczmarek-Wiśniewska ##submission.copyrightStatement## https://czasopisma.kul.pl/ql/article/view/159 sam., 30 déc. 2017 00:00:00 +0100